Il y quelques années, j’étais à Bastogne pour les Nuts Day, commémoration de la Bataille des Ardennes, accompagnant une association qui restaure des chars américains de la IIeme Guerre Mondiale. Revêtue d’une copie de salopette de tankiste de l’époque, j’avais caché l’appareil numérique dans un sac, pendu le vieux 6×6 de mes parents autour de mon cou et défilais avec eux, perchée sur le Sherman (il est haut, ce tank !), ou me promenais sur le site.

Quelques comparses et un des M4 Sherman, le « Combat Camel ».

Petite entorse à la véracité historique, le modèle de Rolleiflex que j’ai date de 1946, soit juste après la guerre, mais, à moins d’un œil perçant très averti, cela pouvait faire illusion. J’en profitais aussi pour vérifier s’il fonctionnait encore et l’avais chargé d’une pellicule Kodak Portra 400.

Le Rolleiflex.

J’avais un peu perdu la main : la bande de chargement me surprenait par sa longueur et l’indicateur de vues sur l’appareil restait obstinément à 0 (il l’est resté ensuite tout le temps, ce qui m’a fait prendre une photo sur deux sur la pellicule). Craignant de trop entamer la partie sensible, j’ai commencé à prendre des photos. La première est celle qui illustre l’en-tête de cet article, où l’on voit partie de l’amorce (j’ai coupé la partie noire en-dessous). Et je regrette qu’elle ne soit pas complète !

Et vous, quels incidents vous sont arrivés en utilisant des appareils argentiques ?

Marcel aux manettes du Sherman qu’il a restauré. Oui, oui, certains de ces véhicules roulent !